C’était ce fameux week-end prolongé de vacances de Pâques où mon amie Natty me joua vraiment un tour de cochon… Nous avions convenu de nous retrouver dans la villa de ses parents pour passer le lundi de Pâques ensemble dans cette région près de la mer. Je m’en faisais une joie réelle en pensant au temps depuis lequel nous ne nous étions pas vues, d’autant plus que c’était mon anniversaire et qu’elle m’avait promit “un truc”.

Je m’étais longtemps interrogée sur ce que Natty voulait dire par “un truc”, et avais finalement abandonné l’idée d’en savoir plus.

Cette amie d’enfance était ce que j’avais de plus intime, de plus personnel dans mes relations proches.
Non seulement nous nous connaissions depuis longtemps, mais …l’inavouable avait fait irruption dans nos vies de jeunes adolescentes lorsque nos mains et nos lèvres s’étaient un peu oubliées un soir de colo dans un dortoir, et cela nous avait curieusement liées.

De plus, j’étais heureuse de ce déplacement en Province car Ryan devait me rejoindre. Son absence pour raisons professionnelles devenait insupportable pendant ces jours passés seule.

Ainsi était fait le programme : une journée avec Natty puis, Ryan nous rejoignant dans la soirée et notre complicité étant bien connue de lui, j’espérais des coquineries à venir sur un mode à trois explosif. Ma libido du moment, je dois le dire , n’y tenait plus !

Le mardi, retour de province pour quelques heures d’autoroute en compagnie de mon homme.

Je débarquai donc seule avec mon sac de voyage à une adresse qu’elle m’avait donnée, et ses parents que je ne connaissais pas m’ouvrirent la porte pour me dire que Natty s’excusait de n’avoir pu être là, et qu’ils n’étaient pas certains qu’elle puisse venir de tout le week-end.
Partagée entre la surprise et un peu de colère, il a fallu que la gentillesse de sa mère prenne le dessus pour me détendre un peu, et lorsque son père prit mon sac en me mettant la main sur le bras, je ne pus qu’entrer me faire servir un café.

C’est ainsi qu’en ce lundi matin férié, je décidai finalement de rester sur place et de jouir de l’environnement en profitant entre autre de la piscine magnifique dont l’eau surchauffée au soleil me tendait les bras.
Il était 11 heures du matin, et le programme farniente s’annonçait bien.

Une chambre me fut proposée, et je me changeai en tenue estivale.

Ses parents étaient vraiment fort sympathiques et la conversation fut très agréable pendant le repas.
Ils m’expliquèrent qu’en cette saison se tenait un marché aux fruits non loin de leur maison, et que Natty appréciait beaucoup cette ambiance faite de convivialité où il était possible de goûter a tout et partout.

L’idée ne me parut pas désagréable, et je me dis qu’après déjeuner j’irais bien y faire un tour.

Je me retirai dans ma chambre après ce repas -agréable sans plus- afin de téléphoner à Ryan pour lui faire part de ma déception et de mon attente de lui.

J’étais heureuse de l’entendre, de sentir mes sens en éveil comme à chaque fois qu’il me parlait, de lui dire combien j’étais à lui, combien mon corps l’attendait, et j’étais encore plus émoustillée de l’entendre me dire qu’il était possible qu’il arrive plus tôt que prévu, qu’il avait une surprise et qu’il me promettait “un truc”.

Mais c’est qu’ils commençaient à m’agacer, tous, avec leur “truc” !

En tous cas, je fis le lien entre Natty et lui et me dis que décidément notre complicité commune était un vrai bonheur depuis maintenant deux ans que Natty participait à nos jeux secrets.

Ainsi me retrouvai-je par un temps magnifique sur cette place, marchant d’allée en allée, souriant aux marchands et me délectant d’une ambiance détente aux mille parfums qui planait sur les étals.

Entre les ananas par-ci, les bananes par-là, les caramboles et les pastèques, la jeune femme seule que j’étais n’était pas mal sollicitée et c’est de gourmandise en gourmandise fruitée que le temps passait doucement.

Je les vis arriver de très loin, ces deux grands types à l’allure de copains en ballade, visiblement touristes eux aussi.

L’allure gaie et souriante, ils détonnaient en cette ambiance de marché aux fruits et légumes.

L’attention encore retenue par cette sympathique dame qui voulait absolument que je tâte de ses tomates malgré mon insistance à lui expliquer que ma présence ici n’était due qu’à une promenade, mon inconscient se demandait ce que ces deux là pouvaient bien venir faire ici.
Puis cette idée se sépara de moi tandis que sous l’insistance de cette brave dame je me disais que j’allais me laisser tenter par cette orange qui m’était proposée, soigneusement épluchée.

Tandis que de sourires en conversations banales j’expliquais que je n’étais pas de la région et que je ne passais ici que le week-end, mon radar personnel détectait la présence derrière moi des deux gaillards qui s’étaient posés là, échangeant de grands rires aux accents méridionaux qui me faisaient penser que l’Italie n’était pas loin.

Je dois avouer que je devenais très distraite, car la proximité de ces deux beaux mâles finissait par ne pas me laisser indifférente.

J’avais, de très loin, observé deux physiques très différents l’un de l’autre ; et du coin de l’œil vu que, l’un avec son débardeur et l’autre sa chemise ouverte, ils avaient l’attitude débonnaire de deux prédateurs de haut vol.

Pas des carnassiers, c’est sûr, mais ma petite expérience rappelait à mon esprit que je commençais a me sentir dans la situation de la proie, car mon détecteur à ondes courtes me signalait aussi que j’étais le centre de toutes leurs attentions et que leur présence n’était pas innocente.

Restait posé le mystère qui les avait amenés là, comme des flèches, et directement à l’étal où j’étais posée.

On m’avait expliqué le pouvoir des phéromones, mais tout de même…Même s’il est vrai que j’étais dans une disposition… comment dire… assez disponible, je demeurais certaine qu’il n’y avait que moi, en ce bas monde, qui était censée le savoir, zut alors !

Pas de petit ami depuis plusieurs semaines maintenant que Ryan était à ce foutu stage professionnel qui s’étalait sur deux semaines, je dois bien avouer que mon intimité de ces derniers jours s’était limitée à un certain contact avec moi même, et que même si j’étais arrivée à une bonne dextérité dans mon mode d’accession au plaisir, le souvenir des effets de la présence du Mâle ne remontait tout de même pas a Neandertal.
Cela dit, il était clair que l’absence de Ryan se faisait lourde.

C’est en pensant à tout cela que j’entendis le grand italien me parler et s’intéresser à l’orange que je tenais à la main.

Cela tenait visiblement d’un mode d’approche et devait faire partie du tout premier paragraphe du manuel intitulé “comment aborder une jeune femme séduisante dans un marché aux fruits par une journée ensoleillée”, mais je ne pus m’empêcher de me dire que bon sang, l’accent Italien, c’était quelque chose… et que ce quelque chose n’avait rien d’inventé quand on voit les effets qu’il peut produire.

En trois ou quatre mots, un effet se produit, effectivement.

Ses mots étaient chantés plutôt qu’être dits simplement, c’était joli et terriblement agréable de l’entendre parler. Son ami blond devait le savoir car il le laissait faire ce travail d’approche.

Quel argument avait-il, ce beau brun, pour être ainsi certain que je n’allais pas l’envoyer paître ?…

Je souris intérieurement en faisant d’immenses efforts pour ne pas laisser paraître le petit plaisir ressenti de me faire aborder ainsi.

Son ami ne disait mot, laissant se faire la conversation qui se construisait autour de banalités à base de couleurs de fruits, de saveurs, de commentaires sur le beau temps, et aussi sur le fait que dans ce marché aux fruits, on me trouvait très jolie.

Je fis celle qui se concentrait sur son orange en jouant les insensibles à ce genre de compliment, me disant que ce texte devait être appris de longue date et que j’avais en face de moi certainement l’un des pros de la drague les plus aboutis. Je m’obstinais donc à garder un sérieux digne de celui de Jean Paul II lorsqu’il donnait l’absolution à ses fidèles devant la cathédrale de Rome.

Les efforts immenses déployés pour avoir de moi un sourire étaient appréciables et il finit par me faire carrément rire lorsqu’il me dit que mes efforts, à moi, pour éviter ce sourire, étaient tellement visibles qu’il en avait du chagrin.

C’est là que son ami prit la parole et qu’il en rajouta en disant que je m’en sortais très bien malgré tout, et que je devais avoir beaucoup de pratique pour rester sérieuse face aux plaisanteries de Giulio.

Un vent de réelle gentillesse passa dans ses paroles et il enchaîna en disant que lui s’appelait Gurgle, ce qui me fit cette fois-ci exploser de rire, n’ayant jamais pensé qu’il soit possible qu’un bruit pareil puisse correspondre au prénom d’une personne, fut-elle Belge .

Ainsi donc avais-je à ma droite l’Italie et à ma gauche la Belgique, le tout formant un petit cocktail je dois dire vraiment sympathique.

Ces garçons étaient arrivés à créer un certain trouble en moi par leur approche un peu déconcertante et me donnaient le sentiment d’être unique par le fait que, sortis de je ne sais où, ils ne portaient leur intérêt que sur moi, sans jamais détacher leur regard d’une des parties de mon corps tout en me parlant.

Un souffle cette fois-ci de sérieux passa un instant et nous nous présentâmes dans les formes, même si je me dis que ma main fut gardée longtemps emprisonnée dans chacune des leurs lorsque cette formalité s’effectua.

C’est ainsi qu’ils apprirent que je m’appelais Mégane. Ils en parurent enchantés, me complimentant tout en m’affirmant que cette journée ne paraissait radieuse que par ma présence en cet endroit et que dès cet instant cette relevait du Divin, ce qui me parut franchement exagéré.

Exagéré, soit, mais plaisant.

Cette poignée de main fut comme un tournant à notre conversation jusque-là très légère.

Giulio me dit que j’inspirais des choses pas tout à fait classiques et me demanda si je me sentais prête à écouter une proposition qu’il souhaitait me faire.

Je n’en fus dans un premier temps pas certaine du tout, puis m’interrogeai tout de même sur la nature de sa demande.

Honnêtement, je ne voyais pas où tout cela allait et mon esprit m’orienta vers une invitation au restaurant pour le dîner avec lui.

Mais la complicité entre les deux garçons me troublait plus que de raison et je ne trouvai pas la direction qu’il empruntait.

Je ne cachai pas une certaine inquiétude quand il m’expliqua qu’ils avaient loué une petite villa pas très loin d’ici et qu’ils voulaient vraiment me la faire visiter, tout en insistant sur le fait que passer un moment en ma compagnie leur feraient vraiment plaisir.

La nature de mon inquiétude venait du fait qu’il parlait à la troisième personne du pluriel et que même mon piètre niveau en grammaire ne m’empêchait pas de comprendre que ces deux hommes-là me proposaient de passer une après midi avec eux dans une maison que je ne connaissais pas.

Il semblait tout aussi clair qu’ils ne cherchaient pas un partenaire pour une partie de carte non plus. C’est pour cela qu’à ce moment-là, la pulpe d’orange que j’avais dans la bouche ne passait pas facilement dans la gorge bien que je m’y reprenne à plusieurs reprises..

J’en étais encore à essayer de comprendre le sens réel de tout cela quand Gurgle engagea le pas, me mettant le plat de sa main dans le dos d’un mouvement à la fois doux et ferme. Je me surpris à mettre un pied devant l’autre tandis que Giulio, moulin à paroles comme l’Italien qu’il était, se lançait dans une description sans fin de l’environnement de cette villa dont il était sûr qu’elle me ravirait.

Gurgle, quant à lui, approuvait tout en marchant sans ôter sa main de mon dos.

Je suivis donc le train, ayant l’impression d’une sorte d’envoûtement dont les effets me rendaient non pas soumise, loin de là, mais comme dépendante d’une ambiance, d’une atmosphère.

Nous avions quitté le marché, et c’est sans jamais s’arrêter de parler que Giulio m’ouvrit la porte de la voiture pour, sur effectivement un très court trajet, me montrer cette villa en haut d’un petit morne qui donnait vue sur mer dans des conditions majestueuses.
L’endroit était magnifique.

C’est lorsque nous entrâmes dans le salon que l’impression d’intimité fut forte, et Gurgle dû voir mon visage changer car il s’en inquiéta gentiment.

Les choses allèrent alors très vite dans ma tête et je pris conscience de mon choix.

Jamais personne aujourd’hui ne m’avait forcée à faire quoi que ce soit, et une sorte de sérénité se mit en place au plus profond de moi, me rendant alors plus détendue.
Mon seul regret était que Ryan ne soit pas là.

Il aurait adoré cette ambiance de légère tension, d’excitation face à une part d’inconnu.

Je m’assis alors et entrepris d’ôter mes chaussures, captée par le regard de Gurgle, et me demandant si ces deux hommes pensaient vraiment poser leurs mains sur moi cette après midi là. Cette question n’en était pas vraiment une, car l’intimité créée depuis quelques minutes maintenant, le contact de la moquette sous la plante de mes pieds nus et la proximité immédiate de ces mâles assis avec moi sur un canapé donnaient à mes sens une couleur pastel, faite d’une légère brume de plaisir.
C’était maintenait Gurgle qui parlait, Giulio qui regardait.
Ce dernier se leva un instant pour, à ma demande, ramener de l’eau fraîche, tant j’avais la gorge sèche lorsque Gurgle posa à nouveau sa main sur le bas de mon épaule.

Ce simple contact de ses doigts presque sous mon bras me fit un effet très différent, surtout lorsqu’il ajouta que mon corps lui était apparu désirable dès le premier instant.

Son regard allait de mes yeux à ma poitrine, et c’était déjà comme une caresse ressentie sur chacun de mes seins…

Giulio défit adroitement le nœud qui retenait ce qui cachait le haut de mon corps. Ceci me surprit un peu, davantage par le fait que cela libéra mes seins de cette espèce d’oppression que je ressentais encore un peu, que par le geste lui même.

Nous échangeâmes un regard et je posai instinctivement ma main sur ma poitrine, ce qui me fit sentir les pointes de mes sens au travers du tissu, confirmant le léger état d’excitation qui s’emparait de moi de manière assez puissante pour que je ne souhaite pas l’en empêcher.

Gurgle se fit un peu pressant et je le tempérai, souhaitant reprendre un peu le dessus d’une situation qui me laissait l’impression de me dominer quelque peu. Je le tins à distance le temps d’un instant, si le terme “à distance” peut être employé vu qu’il posait maintenant le revers de sa main droite sur mon ventre, ce qui eu l’effet d’attiser davantage la surface de ma peau.

Le contact de sa peau contre la mienne, qu’il transformait en douce caresse se propageant du haut au bas de mon ventre, avait vraiment l’effet d’une ligne de feu qu’il traçait sans le savoir, et garder un sourire devenait difficile, tant la sensation me pénétrait maintenant.

Le caractère insidieux avec lequel je me sentais habitée par le désir portait sa part de mystère.

Il fallait maintenant compter avec les gestes furtifs mais précis de Giulio dont les doigts agiles avaient complété le déshabillage, et c’est en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire que je me retrouvai seins nus, leur bout pointant à l’horizontale.
Je sentais dans le même temps au fond de mon ventre se former une douce chaleur, et me trouver les seins nus sous les yeux de ces deux hommes qui me désiraient ajoutait à la fusion de mes sens maintenant qu’ils n’étaient plus sous contrôle.

Il est impossible de décrire la sensation produite par le regard de ces hommes sur ma poitrine dénudée.

Impossible d’expliquer combien le bout de mes seins s’en trouvait excité au point que je les sentais maintenant durs, l’envie d’être touchée de leurs mains.

Je voulais cacher le désir qui s’installait pernicieusement, et cela devait se voir car mes complices éclatèrent d’un grand rire qui finit de me désarmer vraiment, si tant est, depuis le début de cette histoire, que je fus vraiment armée.

Il est curieux de constater comment l’hilarité vous est précieuse en certains moments. On ne sait si s’y réfugier est une fuite ou une réaction nerveuse quand elle survient.

Je sentis la main de Giulio s’emparer de mon sein gauche, tandis que Gurgle posait ses lèvres sur mon sein droit.

C’était la première fois que deux hommes me touchaient à la fois, et cela, en même temps que de me faire rire par l’image cocasse que cela représentait à mon esprit, me produisait un plaisir indéfinissable, du plaisir à l’état pur, sans interrogation pour savoir qui était au bout de ces mains.
Le contact était tout simplement fort et j’en tirai un plaisir intense.

Un peu gênée, je plaçai furtivement ma main gauche sur mon entrejambe et je fus très troublée de voir à quel point j’avais le mouillé. Cela stoppa net mon rire et me fit me concentrer sur l’état d’excitation sexuelle dans lequel j’étais maintenant.

Je savais que j’avais envie, très envie.

Je savais aussi que je ne m’opposerai à rien, ni à leur mains, ni à leurs caresses, ni au contact de leur sexe, car mon corps s’imposait maintenant en demandeur.

Nous nous levâmes ensemble pour finir de nous déshabiller.

Il devenait impérieux que les mains de mes amis se posent en les lieux les plus intimes de mon corps, et cette sensation que j’avais un peu oubliée faisait que je mouillais maintenant à ce point, me faisant désirer le contact d’un sexe d’homme.

J’avais tout autant envie de les voir nus qu’eux avaient envie de moi. Mon regard se rivait malgré moi sur le sexe de Gurgle, encore caché, pressée que j’étais de le voir, de le toucher.

Je me déshabillais en même temps, ôtant cette jupette qui restait le denier rempart entre une certaine source de plaisir et moi-même.

La sensation du frottement de mes cuisses entre elles me procurait un curieux effet qui me rappelait au désir en permanence.

 Gurgle se déshabilla rapidement et se plaça derrière moi, m’aidant à ôter ma culotte.

Je sentis le léger contact de son sexe sur ma fesse droite.

Cela me troubla davantage, et c’est d’une main fébrile que je me dépêchai d’enlever cette mince frontière entre mon intimité et le contact maintenant tant attendu de leurs mains. Tandis que mon regard se posait sur le sexe de Giulio, je m’efforçai de contrôler cette envie de toucher.

Le fait d’avoir à portée de main deux sexes d’hommes créait une ambiance terriblement sexuelle, laissant l’érotisme de coté.

Nos sous-vêtements furent ôtés rapidement, et je m’assis en mettant instinctivement mes mains sur mes seins dont je sentais les pointes érigées.

La main de Gurgle posée sur l’intérieur de ma cuisse m’électrisa littéralement, et c’est aussi d’instinct que j’écartai ma jambe, en ressentant dans ce mouvement à quel point mon entrejambe était mouillée.

Giulio posa sa main chaude sur moi et je ne saurai encore maintenant décrire l’effet que me faisaient ces mains d’hommes différentes sur mon corps littéralement en feu en cet instant.

L’envie incontrôlable de tenir entre mes mains le sexe de Gurgle se saisit de moi. Je n’en pouvais plus de cette proximité, je voulais sentir, toucher cette virilité si près de mes lèvres maintenant.

Je ne sus si la sensation de son sexe dur entre mes doigts fut plus forte que la caresse de Giulio sur mon clitoris au même moment. Ce que je sais, c’est que mes sens étaient tous en éveil brûlant.

Je pus enfin toucher de mes lèvres le sexe tendu de Gurgle, ressentir cette chaleur sur ma langue, devenue vive, s’entourant autour de son gland que je sentais à vif. Je crois que le plaisir que j’en ressentais à ce moment était de commune mesure avec celui que je lui prodiguais, mais le plaisir ressenti chavirait mes pensées. Celles-ci allaient à la vue que j’offrais à Giulio qui ne cessait de me caresser savamment le sexe, complètement mouillé maintenant.

Il passait ses doigts à l’entour de ma vulve, doucement parfois, plus vivement d’autres fois, délaissant mon clitoris puis y revenant tour à tour, et je ne saurai dire combien ces attouchements me brûlaient l’intérieur du corps.

L’envie d’être pénétrée était terriblement forte, et mon bassin s’anima malgré moi lorsque Gurgle posa simplement son doigt sur le bout de mon clitoris, appuyant, sans bouger.

Je le senti glisser tant il était mouillé de désir, tandis que les doigts de Giulio ne s’arrêtaient pas.

Je fermai les yeux, ces garçons me rendaient folle. Jamais mon corps n’avait ressenti à la fois tant de sensations et d’aussi fortes impressions de chaleur se mouvant entre mes jambes, entre mes lèvres, entre mes doigts.

Un cri m’échappa lorsque deux doigts de Giulio s’insérèrent en moi. Il n’eut aucune peine à le faire, et je m’étonnai de la profondeur à laquelle ils s’introduisirent. Il était attentif à la moindre de mes réactions et faisait coulisser sa main en expert, tandis que de l’autre il continuait à caresser le bout de mon clitoris dont je sentais la dureté au bout de son index.

Je ne saurai traduire le ressenti de ces caresses qui s’ajoutait à l’effet du sexe de Gurgle sous ma langue.

Sentir son gland dans ma bouche en même temps que les mouvements de Giulio en moi menait à un véritable désordre de mes sens qui s’enflammaient davantage.

Mon corps se faisait demandeur et serait incapable de rien refuser.
J’étais dans cet état extrême, lorsque Gurgle se recula et se mit à me parler doucement. Il arriva à capter toute mon attention sans que je ne sache si c’était sa voix qui avait ce caractère hypnotique ou ce qu’il disait, qui devait ressembler à “…tu aimeras, tu sais…tu aimeras tout à l’heure, ce que nous te ferons ressentir, lorsque doucement je poserai le bout de mon sexe sur ton clitoris, que je te ferai cette caresse en cercles sans encore te pénétrer, tandis que ton corps commencera à manifester de petits coups de reins, imperceptibles, réclamant ce membre dur que tu as touché tout à l’heure et que tu as trouvé si chaud. Puis je délaisserai alors ton clitoris pour continuer à caresser, du bout de mon sexe, le bord de ton vagin, en pénétrant juste un peu, juste pour en caresser les bords. Ce sera être chaud, tu sais…”
Il disait cela tandis que Giulio donnait de légères petites tapes sur mon sexe béant et que les idées les plus troubles me traversaient.

L’imaginaire érotique est quelque chose de puissant, et ce beau salopard le savait. Il me rappelait quelqu’un qui savait en jouer, et qui savait que je n’étais pas étrangère à ce monde.

Les mots qu’il avait prononcés et tout simplement l’état dans lequel mes nouveaux amis m’avaient mise était tout simplement ce que l’on peut appeler un état limite.

Plusieurs fois déjà j’avais lutté contre la venue d’un orgasme, souhaitant maîtriser un tant soi peu une situation dont je ne voulais pas qu’elle m’échappe.

Je me retournai vers Giulio et me saisi de son sexe que je caressai un instant, le temps pour Gurgle, de quelques mouvements adroits, de me positionner sur le ventre, de me relever les reins, m’appuyant sur un genou, lui donnant ainsi à la fois une vue et un accès à mon intimité que je lui offrais complètement.

Giulio était fait différemment. Son membre plus puissant emplissait complètement ma bouche, et la sensation de cette chaleur coulissant sous ma langue en même temps que le doigtage savant que je recevais me transportait littéralement.

Puis Gurgle se coucha sous moi, la tête presque sous mon ventre et se lança dans un cunni diabolique.

Sa langue furtive passant sur la pointe de mon clitoris et s’enroulant autour de lui, se faisant chaude, puis vive, en même temps que la dure virilité de Giulio entre mes lèvres me fit succomber à un plaisir contre lequel cette fois-ci je ne luttai pas.

C’est lorsque ses lèvres se saisirent de mon clitoris, lui faisant un effet de va et vient en même temps que je sentais sa langue sur mon petit bout que mes reins se firent incontrôlables.

De puissantes vagues de plaisir générant des contractions en rafales se formèrent au bas de mon ventre et troublèrent ma vue, générant ce fameux vertige indescriptible vous embrasant totalement.

Je joui sans contrôle, m’appuyant contre Giulio, serrant son sexe entre mes doigts.

Mon clitoris prisonnier des lèvres serrées de Gurgle était en feu, générateur de plaisir sans fin. Je n’avais plus la sensation de mon corps, et n’étais que plaisir, que jouissance. Un état second…

Je me retournai, me plaçai sur le dos, l’épuisement s’emparant de moi sans que s’arrête complètement ces spasmes alors légers.
Le bas de mon ventre était maintenant comme un terrain miné, une autre partie de moi .

Des doigts s’affairaient, le plaisir toujours présent, mes reins avaient acquis leur propre vie.

J’aimais cela. Les doigts de Giulio caressant mon clitoris de légers attouchements, Gurgle me pénétrant, doucement et sans s’arrêter.

Je continuais la de Giulio, je ne voulais pas lâcher son sexe. Il était fort, et son érection puissante.

Son gland sous les mouvements de ma langue était mouillé et coulissait dans ma bouche au rythme des caresses que me prodiguait Gurgle.

C’est là qu’une autre vague de plaisir me submergea. Je le senti venir du profond de mon ventre, libérant une chaleur irradiant mon sexe, et générant ces tremblement incontrôlés.

Je me sentais maintenant sans force, étourdie et n’ayant plus grande notion ni du temps, ni de ce qui se passait vraiment.

Je me sentis soulevée, transportée, déplacée, avec toujours ces spasmes dont les saccades se calmaient seulement maintenant.

J’avais joui bruyamment, je crois. J’en pris conscience et l’idée que d’autres personnes aient pu m’entendre me traversa l’esprit.

C’était une idée saugrenue, nous étions seuls.

Je m’offrais à ces hommes et ne voulais plus de limites, vraiment.

C’est peu à peu que je repris conscience, lorsqu’ils me posèrent sur un grand lit, dans une autre pièce.

Un rapide regard autour de moi me fit distinguer une chambre quasiment vide, juste ce grand lit, une petite table et un canapé dans la pénombre.

La température était douce et je me disais en cet instant que je vivais une véritable séance de bien-être physique, et que je ne voulais pas qu’elle s’arrête.

Je désirais maintenant tout autre chose, et je leur demandai de me prendre sans plus attendre.

Je désirais Giulio, son sexe dans ma main avait laissé sa marque, et c’est lui que je voulais.

Un furieux désir de pénétration s’empara de moi, et je le fis savoir.

Giulio s’approcha de moi, et relevant ma jambe posa son sexe contre moi.

Je sentais la douce chaleur qu’il me communiquait, et le savais d’une réelle dureté.

Il bougea un peu et caressa le haut de mon clitoris du bout de son gland, le positionnant peu à peu, tout en me caressant les seins.

Puis il me pénétra d’un coup en relevant mes jambes.

Je le sentis au fond de moi, laissant échapper un léger cri sous ses mouvements d’abord lents, puis ensuite plus rapides.

Je sentais coulisser en moi son sexe chaud qui m’emplissait complètement, générant ce plaisir tant attendu.

Giulio me prit ainsi longtemps, ayant établi une sorte de rythme, à la fois régulier et puissant, profitant de mon corps autant que moi je jouissais du plaisir qu’il m’offrait

Je ne sus pas vraiment combien de temps cela dura, mais je passais ainsi de l’un à l’autre, accédant au plaisir de manière multiple et différente à chaque fois.

J’aimais à la fois la puissance des pénétrations de Giulio, et les fantaisies de Gurgle.

Les pointes de mes seins me généraient maintenant cette légère douleur de l’excitation qui ne s’arrêtait pas, mon corps entier n’étant que jouissance de tous ces instants.

J’aimai lorsque Gurgle me retourna, me pénétrant à fond et provoquant ces allers retours rapides qui m’amenaient au bord du plaisir, puis s’arrêtant pour mieux recommencer doucement, me pénétrant profondément ; et restant ainsi plusieurs secondes, appuyant davantage d’un coup de rein puissant et se retirant.
Je ne saurai dire le nombre de fois que je jouis sous les yeux de mes amants qui en tiraient plaisir, et tour a tour ne cessaient de me caresser, d’amener mon corps au-delà d’un orgasme quasi permanent.

Je me souviens encore de ce dernier orgasme sous l’effet du sexe de Gurgle qui, me pénétrant à fond dans un de ses derniers coups de rein, m’amena au plaisir total, générant ces vagues qui partent depuis le bas de la poitrine et vous parcourent le ventre jusqu’au haut des cuisses, laissant au passage le sexe irradié d’une tension faite d’une indescriptible chaleur et l’esprit trouble.

Je me sentais le corps épuisé, comme relâché d’une tension qui aura duré des heures, tout mou et cotonneux maintenant dans cette pièce qui s’assombrissait avec la fin de la journée.

Mes amis ne cessaient de me caresser de manière différente. Leurs mains, faites de douceurs, me parcouraient le cou, le haut de la poitrine, puis mes jambes allongées, détendant mon corps peu à peu, me ramenant à cette réalité de la fin de cette journée si spéciale.

En cet instant mes pensées revenaient à Natty qui m’avait délaissée ce matin, et à Ryan, dont j’aurais tant voulu qu’il participât.

J’étais bien, et mes amis souriaient, m’embrassaient sur le ventre, sur les seins et dans le cou, de ces baisers légers qui vous irradient de tendresse, lorsque Giulio me posa un baiser sur le coin des lèvres, plus marqué que les précédents, et me dit, d’un chuchotement plein de sensualité : « Bon anniversaire, Mégane »

J’ouvris la bouche et restai ainsi , hébétée…

« Comment ça “Bon Anniversaire ” ? Comment sais tu que c’est mon anniversaire ? »

Gurgle s’approcha, allumant la lampe de chevet, m’embrassa à son tour tendrement, puis se dégagea de mon visage, et me dit doucement : « Je crois que nous ne sommes pas seuls, Mégane… »

J’entendis un bruit de bouchon de champagne en même temps que je vis, se levant du canapé, Ryan et Natty, l’une applaudissant, l’autre riant, bouteille de Champ à la main, puis finalement se jetant sur moi et me couvrant de baisers.

J’étais folle de surprise, de bonheur, de plaisir… Ainsi ces inconnus n’en étaient pas du tout ! Amis bien cachés de Natty, complices de Ryan, voilà donc ce “truc” qu’ils avaient monté à mes dépends…

“À mes dépends”… Plutôt à mon grand bonheur. !

Bel anniversaire que celui là.

Megane et Ryan

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