Cela faisait des années qu’elle n’avait assisté à une soirée costumée. Et elle trépignait d’impatience à l’idée de se déguiser. Son mari était prêt depuis quelques minutes déjà et il l’avait déjà appelée plusieurs fois, mais vous savez ce qu’est une femme, non ?

Elle était devant son miroir, en train de contempler son reflet. Elle était tout simplement sublime, ou plutôt sexy et sensuelle… Sa tenue, toute de voiles multicolores, laissait deviner des courbes voluptueuses. Tout n’était que jeu de transparence : à chaque mouvement qu’elle faisait, une rondeur apparaissait.

Elle fronça subitement les sourcils, une douleur lancinante lui vrillant les tempes. Sujette aux migraines, elle savait ce qui l’attendait. L’excitation qui l’avait tenaillée toute la semaine, se transformait, là maintenant, en un mal de tête terrible. Jamais, elle ne pourrait assumer une sortie dans cet état.

Déçue et malheureuse, elle sortit de la salle de bain pour rejoindre son mari. Elle lui fit partager sa peine de ne pouvoir le suivre. Compréhensif et désireux de la soulager, il lui proposa d’annuler cette sortie. Il la prit dans ses bras, l’embrassa sur le front. Ses mains chaudes se posèrent sur les tempes de sa femme, et commencèrent à les masser.
Sachant que sa soirée était gâchée, que la seule chose qu’il lui restait à faire était de s’allonger et de dormir, elle réussit à convaincre son époux de partir sans elle. Autant qu’il y en ait un des deux qui profite de cette occasion.

Malgré son inquiétude, le mari finit par se laisser convaincre et enfila son costume de Zorro. Avec sa stature, il allait sûrement faire des ravages dans l’assemblée.
Sa femme le regarda partir avec un pincement au cœur, à la fois dépitée de ne pouvoir le suivre, mais aussi, de le laisser seul, il était si sexy dans ce costume….

Elle s’allongeât et s’endormit. Au bout d’une petite heure, elle ouvrit les yeux et se sentit reposée. Elle décidât donc de rejoindre son mari. Mais subitement, un doute jaillit en elle. Et s’il avait profité de son absence pour draguer quelques jeunes femmes ? Et s’il en avait profité pour en embrasser une, ou même… ?
Soupçonneuse, elle eut une idée lumineuse. Elle troquât ses voiles contre une mini-jupe, des cuissardes, un bustier en cuir, fardât ses paupières, appliquât un rouge vermillon sur ses lèvres pulpeuses… et chose importante, fixât un loup sur ses yeux afin de ne pas être reconnaissable. De cette manière, elle pourrait espionner son homme, voire le tester !

A son arrivée, elle ne fut pas longue à repérer son mari. Et comble de l’ironie, ce qu’elle avait envisagé, se produisait bel et bien sous ses yeux. Il virevoltait d’une femme à une autre. S’arrêtant ici et là, butinant sans retenue, égarant ses mains sur des hanches fines, sur des fesses rebondies. Elle le vit en embrasser une à pleine bouche… Et là, s’en fut trop.

Elle se dirigeât d’un pas décidé vers lui, elle voulait en avoir le cœur net : jusqu’où pourrait-il aller ? Dans la cohue, elle l’abordât, l’invitât à danser avec elle. Elle se collât à lui, sans aucune retenue, lui faisant comprendre qu’elle désirait bien plus qu’un pas de danse.
Il lui susurrât alors à l’oreille qu’il pouvait accéder aux moindres de ses désirs, qu’ils pouvaient s’isoler…

Lui prenant la main, il la guidât dans un recoin sombre et commençât à l’embrasser. Les sens de la jeune femme s’éveillèrent aussitôt. Qu’il était grisant de faire l’amour ainsi : au vu et au su de tous. Elle gémit de contentement et sans aucune pudeur, défit son bustier. Ses seins furent aussitôt engloutis par une bouche vorace. Elle sentit les mains de Zorro s’infiltrer sous sa jupe, écarter son string et pénétrer son intimité. Gémissante, elle écartât les cuisses, s’offrant encore plus à son partenaire.

C’est alors qu’il la retournât contre le mur, défit rapidement son pantalon qui lui tombât aux chevilles, prit son sexe dans sa main droite et le dirigeât avec impatience dans celui de sa partenaire. Il la pénétrât brutalement, et les gémissements de la belle l’excitèrent à tel point qu’il jouit sans attendre.
Une fois cette union bestiale consommée, ils se rhabillèrent en silence et se séparèrent sans un mot.

La jeune femme rentra précipitamment chez elle, toute retournée de ce qui venait de se passer. Son mari pouvait donc « baiser » n’importe qui, n’importe quand, en son absence. Ce constat fit naître en elle de la colère … Bon ! C’était avec elle que cela s’était produit ce soir, certes, mais là n’était pas la question…

Elle se couchât et attendit de pied ferme, le retour de son mari, qui ne tardât pas à la rejoindre.

– Alors, tu as passé une bonne soirée ? demanda-t-elle
– Bof ! Je me suis ennuyé. Sans ma petite chérie, ce n’est pas pareil.
– Je suis certaine du contraire, dit-elle en le pressant.
– Non ! non ! Je t’assure ! Quand je suis arrivé là-bas, l’ambiance était vraiment nulle, à tel point qu’avec quelques copains, nous sommes partis ailleurs jouer aux cartes.
– Pardon ? Tu veux bien répéter ?
– Ben oui ! Quoi ! J’ai refilé mon costume à un pote qui n’en avait pas, et hop! Je me suis éclipsé pour aller taper un tarot. En plus, tiens toi bien, il m’a appelé pour me remercier, il est tombé sur une « sacrée salope », paraît qu’il s’est bien régalé…

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